Produire de façon économiquement viable et respectueuse de l'environnement, c'est l'objectif de la production intégrée, une approche de l'agriculture encore mal connue.
Emploi judicieux et harmonieux de plusieurs moyens de lutte, biologiques, chimiques ou autres, pour abaisser les effectifs des ravageurs de telle façon que leurs dégâts soient supportables, en garantissant le respect des abeilles et autres Insectes pollinisateurs et de tous les animaux utiles à l'économie de la nature.
Le projet Production Fruitière Intégrée a été lancé en 2000 à l'initiative des chercheurs, après une phase de préparation importante menée en concertation avec plusieurs partenaires socio-économiques. L'INRA a poursuivi ces travaux en collaboration avec le CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) dans le cadre de la production fruitière, car c'est le secteur agricole pour lequel ces pratiques ont historiquement été inventées et où elles sont encore le plus utilisées.
La production intégrée diffère de l'agriculture raisonnée, fondée sur la seule optimisation des méthodes classiques de production. En agriculture raisonnée, les agriculteurs ne traitent que s'il le faut, au bon moment et avec une dose adaptée. En production intégrée, l'utilisation de techniques alternatives, comme la lutte biologique ou l'utilisation de zones de compensation écologique, est recherchée car ces méthodes peuvent être tout aussi efficaces d'un point de vue agronomique et plus respectueuses de l'environnement. La production intégrée se distingue aussi de l'agriculture biologique car elle n'abandonne pas les méthodes chimiques lorsqu'elles ne posent pas de problèmes scientifiquement démontrés pour la sécurité alimentaire et pour l'environnement. Comme son nom l'indique, la production intégrée "intègre" tous ces éléments.On applique ce qui est le mieux pour l'environnement, le consommateur et l'agriculteur.
Les actions principales en cours d’étude
On notera en premier lieu, la recherche d’une alternative pour les pesticides
chimiques : pièges pour insectes nuisibles, utilisation des ennemis naturels ou
utilisation de phéronomes pour bouleverser la reproduction des ravageurs par
exemple.
On peut également citer la pratique de la compensation biologique. Elle consiste à laisser des terres agricoles sans culture pendant une période donnée.
Elles retournent ainsi à un état proche de l’état naturel.
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